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« Inverser » la salle de classe avec itslearning

Elisabeth Engum, professeur dans le secondaire à Bergen (Norvège), est l’un des premiers exemples d’utilisation des espaces numériques de travail contribuant à innover dans les méthodes d’enseignement. Inspirée par les idées de la « classe à l’envers », elle trouve de nouveaux chemins dans sa pédagogie et dans sa manière de motiver ses étudiants.

 

Fondamentalement, inverser la salle de classe signifie distribuer des vidéos éducatives en ligne en amont d’une session, les étudiants peuvent les regarder en dehors de l’établissement. Quand ils arrivent en classe après avoir regardé une vidéo, ils travaillent sur les exercices qui traitent de leurs nouvelles connaissances, les évaluent, les déploient et en tirent parti.

Elisabeth évaluait dans un premier temps l’enseignement de classe à l’envers dans ses cours de géométrie pendant le deuxième semestre 2011. Elle commençait par créer des vidéos pédagogiques basées sur la théorie et des exemples. Puis elle téléchargeait les vidéos sur YouTube et les publiait sur Google Sites. Mais Elisabeth a vite réalisé que les étudiants n’utilisaient pas les Google Sites et a décidé alors de publier ces vidéos sur itslearning.

Combinaison des vidéos et d’un bon enseignement en classe

Lauréat
Elisabeth Engum fut l’une des trois gagnants dans la catégorie Utilisation créative d’une plateforme d’apprentissage en 2011 à la Conférence Partage et Utilisation à Sandvika, Norvège. Elle a été nominée grâce à son travail sur la classe à inversée et itslearning. Vous pouvez trouver Elisabeth sur Twitter
@PGelisa – et voir ses vidéos sur sa chaine YouTube.
Pendant le cours, les étudiants sont invités à s’auto-évaluer à travers des formulaires dans l’outil d’étude d’itslearning. Elisabeth peut voir si ses étudiants ont bien compris les vidéos et si quelque chose n’est pas clair. Mais au delà de ses vidéos agréables, il y a quelque chose de plus.

« D’un côté il faut créer de bonnes vidéos et de l’autre il faut un bon enseignement en classe. Je pense qu’il est important d’avoir un équilibre entre les lectures vidéos et l’enseignement en classe » explique Elisabeth.

Les étudiants qu’elle avait l’année dernière ont exprimé qu’ils voulaient les deux : des cours dispensés en classe et d’autres avec des supports vidéo. Selon Elisabeth, l’aspect le plus ambitieux de la méthode « à l’envers » est de trouver une structure pour les outils qu’elle utilise permettant à ses étudiants d’en profiter le plus possible.

L’emploi du temps central itslearning

Elisabeth utilise l’emploi du temps d’itslearning pour s’organiser. Elle divise le programme en petites parties et elle ajoute des vidéos comme notes. Itslearning lui permet de connecter chaque vidéo aux objectifs d’apprentissage du programme scolaire, ce qui rend plus facile l’organisation de ses outils dans l’emploi du temps.

Elisabeth publie ses vidéos sur YouTube, puis les intègre dans itslearning. « J’utilise YouTube car je veux que les vidéos soient disponibles partout – même dans le bus. Les vidéos YouTube peuvent être regardées sur la plupart des hardwares et plateformes, du PC et Mac aux dispositifs portables »

Les pours et les contres

Même si ses étudiants sont en grande partie favorables, la classe à inversée présente aussi des inconvénients. L’un d’eux est le temps nécessaire à la création des vidéos, l’autre est les défis dans la salle de classe.

« L’enseignement traditionnel en classe nécessite très peu des étudiants » dit Elisabeth. « Mais le modèle inversé exige de ces derniers qu’ils soient responsables de leur propre apprentissage. S’ils n’ont pas vu la vidéo avant de rentrer en classe, ils auront du mal à suivre. D’autre part, les étudiants aiment regarder les vidéos plusieurs fois, ainsi cela me laisse plus de temps à leur consacrer en classe. Les vidéos rendent plus facile le rattrapage pour les étudiants absents »

Ouvrir la voie avec la classe à l’envers

Elisabeth est l’une des pionnières de la classe à l’envers en Norvège, mais elle admet qu’elle s’est inspirée d’autres personnes. Elle a pris des idées à travers des conférences et des chaines de media telles que Twitter et en a créé quelque chose de personnel. Voilà comment elle a bâti sa méthode.

« J’ai eu l’idée l’hiver dernier quand je lisais des articles sur Khan Academy et la classe à l’envers » dit Elisabeth. « Mes idées sont inspirées en grande partie par deux collègues norvégiens– Roger Markussen et BjørnOveThue – qui ont démarré la classe à l’envers plus ou moins deux mois avant moi. Ils m’ont inspiré et j’ai basé en grande partie mon enseignement sur leur modèle »

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